Biographie
Maxime Lhermet, né en 1974, fait partie d’une jeune génération d’artistes nourris de la publicité, des séries TV, du cinéma, de la bande dessinée, des différents médias. Maxime Lhermet nous offre un voyage dans son imaginaire débordant, vibrant de couleurs ou se côtoient pin-up, super-héros, graffities, taxis jaunes, scènes de rues US, pilotes automobiles… L’opulence des couleurs de sa palette surprend encore comme les supports qu’il utilise : capots de voitures, vases, crânes, portes d’hélicoptère, planches des surf…Maxime Lhermet, artiste émergent de la scène artistique actuelle, s’est sustenté de la richesse des mouvements picturaux du 20ème siècle, mais a fermement choisi de les laisser derrière lui. Il a fait le choix de s’inscrire dans une nouvelle création contemporaine, de prouver que l’expression artistique peut encore inventer d’autres chemins, trouver de nouveaux supports jusqu’à détourner un objet en oeuvre d’art. Et si ses techniques évoluent sans cesse elles aussi, elles gardent toujours sa signature, affirmée dès ses premières oeuvres et aujourd’hui en pleine maturité. Au travers de ses expériences passées, Maxime Lhermet avance dans son oeuvre, pour notre plus grand plaisir.
Texte de presse
MAXIME LHERMET
LA CONVERGENCE NARRATIVE
Né en 1974, fils unique de parents vifs et énergiques, animés par une réelle truculence méditerranéenne, Maxime s’est d’emblée posé en observateur. Doté d’un talent inné basé sur une empathie naturelle, il s’est appris à décortiquer les scènes de vie auxquelles il était inlassablement confronté dans le restaurant à succès créé par ses parents. Puis, progressivement l’observation s’est muée en analyse. Ainsi, l’enchaînement des scénarios quotidiens l’ont conduit à comprendre les êtres, leurs motivations, leurs désirs, leurs émotions et ainsi, pas à pas, à identifier les clés de leur sensibilité.
Artiste plasticien, il emploie son imaginaire à cerner la personnalité de celui ou celle à qui il choisit de destiner son œuvre. La genèse de son installation plastique s’élabore alors au fil de ses découvertes ou interprétations de la personnalité du destinataire.
Pour réaliser chaque œuvre unique, il identifie des objets qui racontent des fragments d’histoire ou d’émotion de l‘individu élu. Puis lorsqu’il considère avoir réuni tous les ingrédients narratifs, il crée une composition qui raconte une histoire personnelle, riche, variée et polymorphe. Lorsque cette mise en place est achevée, pleine de reliefs et de couleurs, Maxime
choisit d’assembler tous ces éléments ou vecteurs d’émotions en les unifiant par un traitement métallique qui crée un tout. Ainsi, l’œuvre aboutie est devenue une histoire unique aux multiples reliefs et dont les éléments narratifs fédérés, sont tout à la fois plus visibles et plus mystérieux que dans la simple phase de composition.
Dans notre monde qui tend tantôt à se normaliser, tantôt à se désincarner, Maxime nage à contre-courant en n’occultant rien de ces petits moments de bonheur, qui créent notre identité, nous définissent et nous rassurent, et qui, même si on voudrait parfois les balayer, nous apportent de ces joies
éphémères, intimes et palpables dont la résonnance indélébile rythme notre existence.
L’œuvre illustre que chacun s’est forgé au gré de multiples dépendances successives, qui bien vécues et maitrisées, se sont transformées en un bastion d’indépendance. Dès lors, l’œuvre terminée et rayonnante propose l’accès à un espace dont les jalons sont des repères joyeux édifiés au fil
des ans et qui sont un gage suprême de force et de liberté.
JEAN JACQUES WATTEL
Historien de l’Art
Chevalier des Arts et Lettres