Si Sète était une île, Le réservoir
EXPOSITION

Si Sète était une île, Le réservoir

EXPOSITION COLLECTIVE

Résumé de l'exposition

TitreSi Sète était une île, Le réservoir
TypeExposition collective
Date29 novembre 2025 → 9 mars 2026
Vernissage
Artiste
Site web

Présentation

COMMISSARIAT : CHRISTELLE ESPINASSE

Nés, vivants ou travaillant, sur cette presqu’ile, nous avons tous une histoire singulière, qui se rapporte à cette colline qui s’élève entre la mer Méditerrannée et l’étang de Thau. Et où il se dit que la lumière y est propre en son lieu.

« Une question insulaire »
Dans cette exposition, mes œuvres explorent la notion de l'île, à la fois refuge et
espace de transition. Chaque pièce évoque un rapport à l’insularité, que ce soit à
travers des paysages isolés, des personnages en quête de nouveaux horizons ou
encore la rencontre entre le monde naturel et l’humain.
Les îles, lieux à la fois clos et ouverts, symbolisent des espaces de passage, de
migration et d’exploration intérieure. Elles représentent un point de rupture
avec le monde continental, un espace où l’être humain est confronté à ses limites,
à la nature, mais aussi à la liberté qu’offre cet éloignement.
À travers mes peintures et dessins, je questionne ce que signifie habiter une île,
physiquement ou métaphoriquement. Mes œuvres traduisent cette tension entre
l'enracinement dans un espace isolé et le désir d’expansion, de découverte, tout
en abordant les enjeux écologiques et humains liés à la fragilité des territoires
insulaires.
Je vous invite à plonger dans l'univers de chaque œuvre à travers ces descriptions :
• "La tentation du pélican" : Ce tableau représente un pélican, oiseau
cosmopolite qui fréquente aussi bien les côtes que les étendues d'eau
intérieures. Il fixe intensément une bouteille d’Orangina échoué sur la
plage . À travers cette image, j'explore l'impact dévastateur des activités
humaines sur la biodiversité, symbolisé par la confrontation entre l’animal
et cet objet de consommation, témoin de la dégradation de notre
environnement.
• "Femmes à Paddle "
, (#1 et #2) : Ici, des figures féminines, en équilibre
sur des paddles, évoluent entre la ville et une île inconnue. Une peinture
montre également des méduses accueillant ces femmes, comme une
métaphore du passage entre deux mondes. C’est un récit visuel sur la
migration, la découverte et la réinvention de soi face à l’inconnu.
• "Paysage n°156" : Un ciel pourpre, où des pyramides s’élèvent à
l’horizon, inspiré par mes observations entre la Californie et le sud de la
France. Ce paysage imaginaire reflète une comparaison entre le ciel pollué
de Los Angeles et la pureté du ciel de Sète. Les pyramides, figures
architecturales humaines, s'invitent dans cette nature pour souligner
l’intrusion de l’homme dans l’environnement.
• "La naissance de Vénus" (deux versions, en noir et blanc et en
couleurs) : Inspirée par Botticelli, cette œuvre revisite l'iconique figure de
Vénus, déesse de l'amour et de la beauté. Dans ma version, elle porte un
casque de moto en forme de chat, un symbole de protection face aux
violences faites aux femmes. Cette interprétation contemporaine interroge
la dualité entre l'amour spirituel et l'amour matériel, en s’inspirant du
mythe néoplatonicien de Vénus céleste et Vénus terrestre. La Vénus
céleste symbolise l’amour spirituel, tandis que la Vénus terrestre incarne
l’amour charnel. Ici, Vénus émerge des flots, debout dans une coquille
Saint-Jacques géante, poussée par le souffle de Zéphyr, telle que décrite
dans l’œuvre originale.
• "Les femmes aux longues jambes" : Dessin sur calque, né d'une vision
troublante que j’ai eue sur une plage de Sète, où la lumière aveuglante du
soleil modifiait la perception des corps et des espaces. Les silhouettes
féminines se métamorphosaient sous l’éclat du soleil, créant une sorte
d'hallucination lumineuse.
• "Les Migrants" : Ce dessin représente un zodiac surchargé, accostant sur
une plage sous un ciel nuageux, accompagné de méduses. La scène évoque
la fragilité des migrants, pris entre la mer et l’incertitude d'un avenir, avec
ces méduses qui flottent comme une métaphore de l’accueil ambigu qu’ils
reçoivent.

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