Résumé de l'exposition
Présentation
Élise Geoffrion entre, en toute modestie, dans la cour des grands de l’art singulier.
Découvert en mai 2024 au Festival Lezart à Grabels, son univers a tout de suite suscité notre intérêt et enchanté notre imaginaire.
Tout était déjà là : rêve, poésie, symbiose avec la nature.
Quel titre mystérieux pour cette nouvelle exposition d’Élise Geoffrion après Respirations, Peaux d’âmes ou Nostalgie.
Alors comme ça les rêves feraient du bruit ? Mais de quels rêves s’agit-il, ceux de l’artiste ou bien les nôtres ?
Dans ce domaine du sensible, où l’art s’inspire de la nature et la nature de l’art, nous suivons les traces de deux promeneuses, Élise et Raphaële et nous retrouvons tout ce qui a piqué la curiosité de ces regardeuses comme elles aiment se définir : écorces, amadouviers, lianes, roches, ferrailles rouillées, coquillages et tout ce qui est colonisé par les vers marins…
Tout est cueilli et rapporté à l’atelier.
Après c’est une affaire d’assemblage entre ces matières premières organiques et le papier mâché, la céramique cuite au four puis enfumée à l’étouffée dans le jardin.
Et voici que s’avance un peuple bruissant.
C’est bien d’une partition dont il est question quand les rêves d’Élise prennent vie. Notes jouées par ces êtres issus principalement de la forêt, nobles rejetons porteurs de messages, liés entre eux par un secret. On peut entendre sur leur passage le vent, l’eau, le saut furtif d’un animal, l’aile d’un oiseau ou les roues grinçantes d’une charrette…
Sont-ils des dieux ? Des créatures légendaires tels les puissants trolls, les sylphes, ces esprits de l’air, ou encore des sortes de salamandres vivant dans le feu ? D’où viennent-ils véritablement si ce n’est de l’imagination de l’artiste ?
Il est bien loin le temps où Élise n’avait encore rien fait de ses mains, étudiant les lettres. Elle passera de « la tête dans les bouquins » aux « mains dans le ciment » en se lançant dans la taille de pierre puis dans la restauration de maisons.
Et puis son amour des belles choses l’entraîne à en créer elle-même. Et les belles rencontres à persister. Inspirée par la BD, le cinéma, le jazz, Boris Vian ou Arrabal, sa force c’est « ne pas avoir d’influences, si ce n’est son amour pour l’absurde et l’humour noir de Topor, Breton ou Ionesco, laisser tout ça sortir de ses tripes » malgré son admiration pour le travail d’autres artistes comme Sabrina Gruss et Gérard Cambon.
Élise Geoffrion entre ainsi, en toute modestie, dans la cour des grands de l’art singulier.
Découvert en mai 2024 au Festival Lezart à Grabels, son univers a tout de suite suscité notre intérêt et enchanté notre imaginaire.
Tout était déjà là : rêve, poésie, symbiose avec la nature.
Nous vous laissons entrer à votre tour dans le monde frémissant du bruit des rêves.
Sylvie Goussopoulos

Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter.