Résumé de l'exposition
Présentation
ATA.100.T (www.instagram.com/ata.100.t)
LUCAS MANCIONE : Artiste plasticien né à Sète en 1971, réalisateur vidéo et musicien, co-
créateur avec Robert Combas du groupe de musique et de performances Les Sans Pattes, il expose
et performe en galeries, musées et institutions, et est l’auteur à Sète de la sculpture La Punta
dell’Orecchia aux Jardins Méditerranéens.
YANN MERLIN : Né en 1967 à Rueil-Malmaison, Yann Merlin est un artiste pluridisciplinaire,
photographe et vidéaste. Il expose depuis les années 1990 en galeries, musées, institutions et lieux
alternatifs. Invité par Tendance Floue, il participe au projet Azimut, présenté à Lectoure et au musée
Nicéphore Niépce. Membre du collectif Grands Reporters, il travaille sur les Roms, la révolution
ukrainienne et les migrations africaines, et publie dans Metronews, Amnesty International,
Mediapart et Volkskrant.
Note d’intention et de présentation
Ata.100.t est un groupe néo-dada fondé par un plasticien, Lucas Mancione, et un photographe,
Yann Merlin.
Le projet naît de la rencontre entre une imagerie réaliste et poétique et une approche graphique
affirmée, volontairement simple et directe, où le sens se construit par frottement, décalage et
association libre.
Ata.100.t repose sur le principe du cadavre exquis comme méthode de création. Ce choix implique
une mise à distance consciente de nos intentions et démarches individuelles. Il s’agit d’abandonner
la maîtrise totale de l’image pour laisser place à un processus collectif, où l’œuvre finale échappe en
partie à ses auteurs. Ce déplacement volontaire du contrôle artistique constitue le cœur du projet :
faire primer le parti pris collectif sur la signature individuelle.
Cette démarche s’accompagne d’un refus de l’exposition au sens traditionnel du terme. Ata.100.t choisit de s’exposer sans attendre l’institution, en proposant une imagerie destinée à la rue, intégrée à l’espace public, offerte au regard des passants dans leur environnement quotidien. Il s’agit d’un street art photographique, où l’image quitte le cadre clos pour entrer en résonance directe avec le réel.
Ce positionnement est aussi une manière de se délester des enjeux liés au nom propre, à l’
ego artistique et à ce qui “va de soi” dans les circuits de légitimation de l’art. En travaillant sous une identité collective, Ata.100.t cherche à produire des images qui parlent avant tout du malaise dans la culture contemporaine, sans hiérarchie ni discours imposé.
Pour cela, le projet s’appuie sur une décomposition de nos pratiques personnelles, afin d’aboutir à une recomposition nouvelle. Ce processus nous ramène volontairement vers une forme de pré-histoire de nos démarches artistiques respectives, là où l’intuition, le jeu et la liberté d’association priment sur toute stratégie ou narration construite.
Deux grands ensembles traversent et structurent ce travail : la poésie et le rêve.
Ces thèmes agissent comme des espaces ouverts, permettant aux images de rester ambiguës,
sensibles et accessibles, laissant au regardeur la liberté de projeter ses propres récits.
Ata.100.t se pense ainsi comme une expérience collective, intuitive et mouvante, où l’image devient un lieu de circulation plutôt qu’un objet figé.

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